,,,On est resté tout l'après-midi assis à parler et quand on s'est quitté c'était la tête ensoleillée de s'être connus. Et convaincus qu'y'en a, au lieu de parler, ils feraient mieu d'laisser leur corps s'exprimer. On dirait quand m'eme qu'y a des fois qu'y'a des gens qu'ont peur d'être heureux. Et comme le vin, ils attendent d'avoir bien vieilli pour s'déboucher. C'est la réflexion que j'me suis fait en prenant le bus qui quittait Neuch direction Marin. Finalement y'a des villes, y'a des gens, y'a de l'amour et puis y'a l'temps d'se faire chier. Alors en attendant que l'bon dieu vienne nous donner la notice, on glisse sur des bohneurs qui s'font d'un rien, des pieds, des mains, et puis demain, on verra bien,,,



